Archives de Catégorie: Politique

CALQ 4/4

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CALQ 3/4

Suite des textes CALQ 1/4 et CALQ  2/4

Les lacunes du processus d’évaluation de la qualité du travail artistique

Lors de notre entretien, Boris a insisté sur le fait que le processus d’évaluation du travail artistique actuel manque de rigueur et de définition. Pour lui, l’évaluation artistique du travail est mal définie et corrompue par l’obligation d’avoir à vérifier la cohérence entre les choix artistiques et les moyens financiers [1]. Mireille Martin reconnaît avoir reçu plusieurs plaintes non-officielles à ce sujet, mais se dit convaincue du bien fondé de cette approche. Lire la suite

CALQ 2/4

« Je considère que le système d’attribution de subventions aux artistes permet une certaine liberté afin de créer en dehors des stricts diktats de l’économie de marché qui nous astreindrait sûrement à un formatage, à une transformation des impulsions artistiques en produits à vendre à tout prix. »

Ian, chorégraphe montréalais. Lire la suite

CALQ – 1/4

Introduction

Il m’est arrivé récemment de discuter avec un chorégraphe qui m’employait et qui se cassait la tête au sujet des horaires de répétitions pour la reprise d’une œuvre. Il se sentait obligé de remplacer une danseuse de l’équipe qui n’était pas disponible pour le dernier spectacle de la tournée. Il préférait assumer les coûts très importants du remplacement d’une artiste, plutôt que de perdre la vente d’un spectacle. « On ne peut pas se permettre de perdre un show dans le contexte actuel », m’a-t-il dit. Lire la suite

Springboard, la suite

Springboard me laisse chaque année un goût doux-amer dans la bouche. La générosité et le débordement d’enthousiasme des danseurs que j’y rencontre me touche réellement. Leur magnifiques qualités artistiques me ravissent et j’y fait des rencontres inspirantes. Cependant, l’événement, de par sa nature et à cause des objectifs qu’il poursuit, soulève selon moi des questions que j’aimerais partager avec vous. Cette deuxième partie ne sera donc pas une réflexion critique sur l’existence de Springboard (qui trouve sa légitimité première dans le bonheur et l’expérience qu’il apporte aux danseurs), mais plutôt une réflexion sur notre milieu de danse, en utilisant ce stage comme point de départ.

Montréal : un El Dorado pour danseurs

Sortir d’une école de danse, c’est s’ouvrir sur le monde m’a dit un jour un collègue. Le danseur qui sort de l’école a le monde entier à ses pieds, à la différence des acteurs qui doivent maîtriser la langue et même l’accent d’ailleurs s’ils veulent avoir des chances d’y travailler. Cette barrière de la langue n’existant pas (ou si peu) en danse, les danseurs sont libres de se déplacer très facilement. Depuis que j’ai commencé ma carrière, Montréal a toujours été un genre d’El Dorado pour les danseurs de partout sur la planète. Beaucoup de français, d’américains et de canadiens sont venus s’établir ici et ont fait profiter notre milieu de leur vivacité créatrice. Une des raisons de cet attrait est que de nombreuses compagnies subventionnées sont en mesure d’offrir du travail à des centaines de danseurs. Lire la suite

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Deux solitudes, le danseur (salarié?) et le RQD

En visitant les sites des compagnies embauchant sur de longues périodes leurs danseurs (Lalala Human Steps, BJM Danse, Les Grands Ballets Canadiens, la compagnie Marie Chouinard, O Vertigo, Cas Public et Montréal Danse), j’ai pu recenser 83 danseurs salariés travaillant à Montréal (il y en a probablement 90, mais il est impossible de connaître les noms des danseurs à l’emploi de La La La Human Steps)

J’ai fait cette constatation : Sur les 83 danseurs salariés, seulement 24 danseurs (29 %) sont membres du Regroupement québécois de la danse. Par compagnie cela donne:

–         BJM Danse : 0 sur 12

–         Les Grands Ballets Canadiens : 0 sur 32

–         Compagnie Marie Chouinard : 8 sur 13

–         O Vertigo : 7 sur 10

–         Cas Public : 4 sur 7

–         Montréal Danse : 5 sur 7 Lire la suite

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Le salarié et le pigiste

Il existe deux statuts fiscaux possibles lorsqu’on est danseur-interprète à Montréal (ne prenez pas vos jambes à votre cou). Être salarié ou être pigiste. Cela dépend de la compagnie qui vous engage. Selon ce que je sais, Lalala Human Steps, BJM Danse, Les Grands Ballets Canadiens, la compagnie Marie Chouinard, O Vertigo, Cas Public et Montréal Danse sont les seules à salarier leurs danseurs (si vous avez des informations différentes, svp, me les faire parvenir et je corrigerai!).

Personnellement, je n’ai pas aimé le court séjour que j’ai fait dans une de ces compagnies. Pas à cause de la nature du travail, ni de mon employeur, ni de mes conditions de travail. Mais plutôt parce que je me sentais comme un petit rouage dans la grosse machine. À l’époque, cela faisait sept ans que je me démenais dans des contextes arides, à porter courageusement des œuvres sur mes épaules à six pieds du public, à sentir que ma performance avait une influence directe sur la vente des prochains spectacles. Dès que j’ai mis le pied dans la grosse machine, je me suis sentie dans un cocon. Lire la suite

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