Prix cerise à Alain Bolduc

Récemment, je suis allée voir le spectacle Le Cirque (pas celui du Soleil) de Manon Oligny, créé pour les étudiants de troisième année du département de danse de l’UQAM. J’ai été agréablement surprise par la mise en valeur des danseurs. À l’entrée de la salle, les spectateurs étaient accueillis par une enfilade de photos de chaque interprète. Puis, dans le programme, chaque danseur était clairement identifiable grâce aux portraits qu’on avait insérés dans le programme.

Cette initiative est celle d’Alain Bolduc, le chargé de projets de production au département de danse, à laquelle Manon Oligny a répondu avec enthousiasme. Bravo pour l’idée! On aurait souhaité peut-être un peu plus de clarté dans la résolution des photos affichées sur les murs du café et même peut-être une biographie de chacun sous ces dernières? Les danseurs professionnels doivent régulièrement écrire et corriger leur biographie artistique et cette tâche pourrait être intégrée puis évaluée dans le cadre du cours d’interprétation des finissants.

Du côté du spectacle en tant que tel, je dois avouer mon appréciation du travail des jumelles Maude et Sandrine Gobeil. Elles semblent déjà posséder fougue, désir et forte concentration, qualités qui mènent généralement en quelques années au développement d’une présence scénique magnétique. Elles font également preuve d’une intelligence kinesthésique qui leur permettra de développer leurs outils techniques au-delà de la norme. Je dois malheureusement parler d’elles sans pouvoir les distinguer l’une de l’autre. Ce sera assurément leur plus grand défi : se construire des images distinctes.

Mentionnons aussi l’émergence d’une autre interprète, Claudia Chan Tak, l’auteure des photos qui accompagnent ce billet. Si les artistes étaient côtés en bourse, j’achèterais des parts de Chan Tak demain matin… Vous pouvez déjà admirer son esprit créateur et entrepreneur en visitant son site web.

Joyeuses Fêtes!

4 réflexions sur “Prix cerise à Alain Bolduc

  1. Roger Hobden dit :

    J’ai vu le spectacle et les photos: entièrement d’accord. D’accord aussi au sujet de Claudia Chan Tak, et des soeurs Gobeil: des artistes dont on entendra de plus en plus parler au cours des prochaines années, ainsi que plusieurs autres qui ont le potentiel de devenir de grand(e)s interprètes, si ils et elles peuvet bénéficier du soutien financier et social nécessaire à leur épanouissement.

  2. Emmalie Ruest dit :

    J’apprécie beaucoup que tu mentionnes le travail de Alain, puisque je crois aussi que c’est un support incroyable pour le département de danse. Par rapport aux photos qui accompagnent justement le billet, tu as pris la peine de nommer les interprètes, la photographe, mais pas la chorégraphe ! Oups, comme dirait un autre … Il s’agit de Elizabeth Suich. Enfin, je trouve difficile la question des interprètes qui se démarqueront dans le futur, parce que je suis trop près de ces filles, mais je peux dire que je crois au potentiel de plusieurs autres filles de cette année y compris celles mentionnées dans ton article.

    • Oui Emmalie, je n’ai effectivement pas nommé la chorégraphe. C’est voulu: parce que je crois que la photo d’une pièce de danse, est avant l’oeuvre du photographe, non du chorégraphe. C’est le photographe qui décide de l’image, du moment du déclic, même si c’est le chorégraphe qui propose l’environnement. Je crois qu’une photo de danse devrait avant tout donner crédit au photographe et aux danseurs. Pour moi, le nom du chorégraphe est accessoire dans ce contexte.

  3. Robert St-Amour dit :

    Je n’ai pas assisté à ce spectacle mais en lisant le texte, cela m’a rappelé vaguement quelque chose. Effectivement, en fouillant dans mes « archives » (je garde tous les programmes des spectacles auxquels j’assiste), j’ai confirmé mon impression. C’était le printemps dernier à Tangente, une création de Karina Iraola,  » Nous creuserons dans le ciel une tombe où l’on est pas serré » dans laquelle j’ai pu apprécier la prestation des étudiantes de deuxième année de l’UQAM. Parmi elles, il était difficile de ne pas remarquer Maude et Sandrine Gobeil. Si l’oeuvre m’avait laissé plutôt froid, la qualité de leurs prestations m’avait impressionné. Je n’avais pas retenu leurs noms mais, suite à ta recommandation, plus question d’oublier.

    Merci.

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