Parole de spectateur (3)

Nom de l’artiste: Anne Lebeau

Après une formation classique, Anne Le Beau rejoint la danse contemporaine et poursuit ses études aux Ateliers de danse moderne de Montréal inc. (LADMMI). Diplômée en 1987, elle danse depuis plus de 20 ans pour plusieurs compagnies et chorégraphes de réputations nationale et internationale comme Danièle Desnoyers, José Navas, Louise Bédard, David Pressault, Manon Oligny et Paula de Vasconcelos. Anne Le Beau s’intéresse également au jeu d’acteur et a travaillé avec la metteure en scène Brigitte Haentjens et la réalisatrice Sophie Deraspe. Anne se consacre également à l’enseignement et fait partie depuis plus de 15 ans du corps professoral de LADMMI où elle y enseigne la technique contemporaine et le répertoire. En 2007,  Anne Le Beau reçoit le prix Jacqueline-Lemieux décerné par le Conseil des Arts du Canada en reconnaissance de ses réalisations exceptionelles en danse.

Nom du spectateur: Robert St-Amour

Professeur de chimie dans un CEGEP et grand amateur de danse contemporaine

Tel que je l’avais promis, je présenterai un de mes coups de cœur en danse contemporaine. Une interprète d’expérience qui m’impressionne à chacune de ses prestations auxquelles j’ai la chance d’assister. Il est important de mentionner que ce qui va suivre n’est pas l’appréciation d’un spécialiste mais plutôt celle d’un amateur néophyte en danse contemporaine. Je suis un scientifique de nature et de formation cherchant le sens de tout dans tout. Je suis devenu, sur le tard, un amateur de danse qui a décidé de laisser sa tête et sa raison au vestiaire pour lâcher prise et rencontrer la beauté du geste et de l’émotion. Je ne peux donc pas fournir des arguments « techniques » qui expliquent ce qui fait que j’apprécie énormément le travail d’Anne Le Beau. C’est donc mes « trippes » qui guideront mon propos.

« 5 Heures du matin », voilà la première fois que j’ai pu l’apprécier. Par la suite, je l’ai revu dans « L’éducation physique », dans « Corps intérieur », dans « Écuries » et plus récemment dans « Icônes, à vendre ». Dans chacune de ces œuvres, autant la présence, le regard, que la prestation d’Anne Le Beau irradiaient d’une énergie à laquelle je suis particulièrement sensible. Je me souviens très bien encore de la force brute, nerveuse et sauvage de sa prestation que j’avais découvert comme un voyeur dans « Écuries » de Manon Oligny. La force et la conviction de ses mouvements brusques et vifs m’avait captivé et m’avait presque gardé captif à sa prestation. Pour moi, le message de la chorégraphe était parfaitement incarné grâce à sa performance. Dans « Icônes, à vendre », sa prestation était engagée et je l’ai senti complètement dévouée au message de la chorégraphe. Une des scènes dans laquelle elle nous présentait le côté sombre des seins d’une femme, nous interpellait particulièrement, homme ou femme, sans distinction.

Voilà pourquoi, j’achète mon billet lorsque son nom est sur une affiche.

Robert St-Amour

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