Le vrac de février

UDA

Vous avez sans doute reçu dans les derniers jours par la poste (oui, oui, allez ouvrir votre courrier, y’a des trucs le fun dans toute cette paperasse qui s’accumule!) un avis de convocation pour une assemblée des danseurs à l’Union des artistes. Le but de la réunion est de se prononcer sur le renouvellement des ententes collectives de Sinha Danse et Danse-Cité en plus de recevoir de l’information sur le projet de négociation d’une première entente avec Création Caféine. Vous ne dansez pour ni l’une ni l’autre de ces compagnies? Ça n’a pas d’importance, vous êtes quand même concernés! Pourquoi? Parce que les règles qui sont négociées pour chaque compagnie viennent influencer celles de toutes les autres et qu’il est possible que dans l’avenir, vous soyez amenés à travailler avec Sinha Danse, Danse Cité ou Création Caféine. L’idée est donc que l’ensemble des danseurs se prononce sur l’ensemble des règles qui encadrent notre travail.

Une entente collective se négocie et se renouvelle en asseyant les deux parties à la même table. D’un côté le producteur (donc le chorégraphe et / ou une personne de son administration comme le directeur général par exemple) et de l’autre des négociateurs qui travaillent avec l’Union et représentent les danseurs. Un mythe persiste au sujet de l’Union des artistes. Ce mythe c’est que l’Union impose les conditions de travail aux producteurs et aux danseurs. Scoop : c’est faux. En fait, au sein de chaque compagnie qui a une entente avec l’UDA (Carré des lombes, Sylvain Émard Danse, Bouge de là, Léveillé Danse, Sinha Danse, Danse Cité, Flak et quelques autres) il y a un, deux ou trois danseurs qui se chargent de renseigner les négociateurs de l’Union au sujet de leurs conditions de travail actuelles. Si tout va bien, on garde le tout tel quel. S’il y a des choses à améliorer, les danseurs expriment leurs insatisfactions et souhaits. Les négociateurs ont ensuite pour travail de mettre ces demandes en mots et de les amener à la table de négo.

L’idée c’est de permettre au chorégraphe et aux danseurs de ne pas se retrouver face à face pour discuter des conditions de travail afin de ne pas nuire aux relations dans le studio. Cette délicatesse, appréciée de tous, est poussée à un tel point qu’à présent on évite même de prendre des danseurs qui sont actuellement à l’emploi de la compagnie (lorsque c’est possible) et on préfère se référer à d’anciens danseurs pour maximiser l’objectivité du processus.

Une fois qu’une entente est (re)négociée, il faut que l’ensemble des danseurs l’approuve. Disons, de manière hypothétique et hautement improbable, que les danseurs et les négociateurs de l’Union aient accepté un taux horaire de 13,75 $ / heure pour les répétitions chez Sinha Danse, nous aurions la responsabilité comme communauté de leur dire : « Vous avez mal négocié et vous êtes entrain de faire plonger nos cachets. Ce n’est pas acceptable, retournez à la table des négociations. » Ce n’est donc pas l’UDA, ni les danseurs de Sinha Danse qui sont responsables de décider des cachets versés par la compagnie, mais bien nous tous, l’ensemble des danseurs membres de l’UDA. Si nous n’aimons pas les conditions établies dans les compagnies signataires, nous en sommes en partie responsables. C’est quand même assez formidable vous ne trouvez pas? J’ai assisté deux fois à ce genre de réunion et elles se passent généralement très bien.

C’est aussi l’occasion pour les danseurs qui ne connaissent pas bien l’UDA de comprendre un peu comment la machine fonctionne et pour sentir qu’ils y participent. Et plus on y participe, plus elle fonctionne comme on le souhaite.

  • 22 février 2011 à 18h30, Salle Jean Duceppe, 1441 boulevard René Lévesque ouest, 5e étage.

Les danseurs de Cas Public

Autre chose : le 5 mars prochain, les danseurs de la compagnie Cas Public présentent un événement bénéfice. Selon Mickaël Spinnhirny, l’objectif est la création d’un fonds santé dédié aux besoins individuels des interprètes, en complément des programmes d’entraînement mis en place par Cas Public. C’est assez chouette comme initiative et je vous encourage à la soutenir. Pour plus d’infos : http://www.facebook.com/event.php?eid=190351767656937

CRTD

Dernière chose : le CRTD a un nouveau site. Pour les danseurs qui ne sont pas encore membres, écoutez matante Catherine : ça vaut la peine! Mais pour vous convaincre, regardez la vidéo promo conçue par Justine Ricard avec les témoignages de Marc Boivin, Karen Fennel, Catherine Lipscombe, Manuel Skink et moi-même (ben ben sérieuse… hou…)

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