Springboard

La première partie de ce texte explique en quoi consiste le stage Springboard, alors que la deuxième partie, qui sera publiée la semaine prochaine, exposera une réflexion critique sur l’événement.

Cela fait 4 ans que je participe comme professeur / assistante-chorégraphe au stage Springboard qui se tient à Montréal à la fin juin. Pour ceux qui ne connaissent pas l’événement, Springboard est un stage intensif d’une durée de trois semaines qui existe depuis le début des années 2000, organisé conjointement par Alexandra Wells (Julliard, New-York) et Susan Alexander (Ballet Divertimento, Montréal). Il a pour mission de placer les danseurs participants dans des compagnies montréalaises, comme le dit Svoboda dans un article de la Gazette en 2007 : « The mandate remains the same: finding jobs ». Alexandra Wells a choisi d’établir son événement à Montréal, car elle est dotée d’un milieu de danse contemporaine riche et diversifié : « They have more than 45 government-funded companies », dit-elle en entrevue à Kena Herod pour le Dance Magazine en 2009.

Pour participer à Springboard, les danseurs doivent passer une des auditions qui se tiennent en février à Montréal, Toronto et New-York. Ce stage est très contingenté, car environ 20% des danseurs qui y appliquent seront retenus : « Dancers from the United States and Canada face stiff competition to be accepted » écrit Svoboda. Étant donné que le but de Springboard est de trouver du travail pour ses danseurs auprès de diverses compagnies montréalaises, il est essentiel de sélectionner avec soin ceux qui sont le plus susceptibles d’y parvenir.

Mais comment détermine-t-on le type de danseurs qui convient pour les compagnies de Montréal? Wells explique comment elle fait le choix des danseurs qui participeront à l’événement: «I’m looking for movers—movers who are extremely strong physically and malleable mentally, who will try everything ». En effet, ces danseurs ont tous un entraînement rigoureux et, dans cette atmosphère où l’enjeu est « jobs that could make a career » (Svoboda), ils se défoncent littéralement pour impressionner tous ceux qui entrent dans les studios.

Les participants viennent majoritairement d’écoles américaines. En 2007, toujours selon l’article de Svoboda, sur 70 participants, 51 étaient américains et 19 canadiens. Lors de la première semaine, ils expérimentent le travail d’une compagnie différente chaque jour. Les danseurs sont souvent épuisés à la fin de cette première semaine, car comme le dit Svoboda : « dancers are famously gluttons for punishing workloads ». Suite à ces rencontres ponctuelles, les chorégraphes indiquent quels danseurs ont le plus retenus leur attention. Wells et Alexander font ensuite le travail final de répartition : à chaque compagnie sera attribué un petit groupe de danseur (de 8 à 15 environ) avec qui elle travaillera pendant les deux semaines suivantes. À l’issue de cette période, le résultat du travail de création (d’un maximum de 10 minutes) est présenté sur la scène de l’Usine C devant une salle – bondée – composée d’amis, mais surtout de professionnels de la danse (chorégraphes, danseurs, répétiteurs, enseignants).

Et ça marche! Au fil des années, environ 85 danseurs ont reçu des offres de travail suite à ce stage. À suivre…

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