Pourquoi?
Ce blogue essaie d’inventer une communauté de la danse qui place le danseur au centre de l’attention. Une communauté où l’interprète capte l’oreille autant que le regard. Un lieu où il s’exprime et est écouté et se “sent artiste” au même titre que ses collègues chorégraphes.
Ce blogue prétend proposer un monde qui n’existe pas: Et si le danseur devenait plus populaire que l’oeuvre elle-même? Et si on s’arrachait les danseurs en entrevue? Et si on invitait les danseurs sur toutes les tribunes? Et si on se préoccupait foncièrement de son sort, de ce qui advient de lui, quitte à devoir collectivement se transformer, abandonner des acquis, modifier des habitudes, ouvrir sa conscience?
Ce blogue ne prétend pas professer une vérité, ni donner de leçon, ni porter de jugements au sujet des individus qui travaillent à définir la danse de diverses manières. Il se propose comme une plate-forme de discussion, où sont mis en lumière des enjeux qui restent tapis (malheureusement) dans le fond de conversations de couloirs.
Mais ce blogue vient surtout d’une question que je me pose depuis des années : Pourquoi avons-nous régulièrement l’impression que le danseur ne pèse pas lourd dans la balance?
La photo qui illustre ce blogue a été prise par Robert Skinner lors d’une répétition de la pièce Dévorer le ciel dirigée par Danièle Desnoyers et Sophie Corriveau. Les danseurs qui y apparaissent sont Alan Lake, moi-même, Émmanuelle Bourassa Beaudoin, Pierre-Marc Ouelette (le danseur avec le chandail jaune), Bernard Martin, Victoria Diamond et Karina Champoux (la femme au cerceau dans Dévorer le ciel).